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Les Vagabondes (Partie I)

Installation vidéo
vidéo 12 min, costume cousu, feuilles de renouée du Japon, grès émaillé,
vues de l'exposition Rien ne peut donner meilleur goût à l'eau,
avec Blandine Brière et Thomas Portier, sur une invitation d'Isabelle Tellier,
Le MAT centre d'art contemporain du pays d'Ancenis, Ancenis, 2020.


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L’écran panoramique nous donne à voir trois femmes qui se réunissent sous une tente pour préparer des boules de graines. Tout dans leurs gestes et leurs paroles donne à penser qu’il s’agit d’une action répétée, mécanique, rituelle. Un peu comme s’il était naturel de se préparer à coloniser les bord de Loire. Ce court-métrage de Manon Riet et le corpus d’oeuvres qui l’entoure prend sa source dans le paysage des bords de Loire et dans les lectures récentes de l’artiste. L’Éloge des vagabondes de Gilles Clément, jardinier planétaire connu pour ses réflexions sur le tiers paysage, croise la capacité de l’écrivaine Ursula Le Guin à créer des utopies réalistes.



« Il faut s’y attendre, l’avenir ne se situe en aucun lieu précis. Il est entre. Entre les points apparement fixes qui balisent notre chemin.
Le paysage en construction acceptera toujours plus de vagabondes que d’êtres assujettis à demeure. Êtres mobiles, à notre image, les vagabondes inventent des solutions d’existence.
Elles nous accompagnent.
Accompagnons-les. »


Gilles Clément, Éloge des vagabondes, Herbes, arbres et fleurs à la conquête du monde.


Les Vagabondes ©Manon Riet Les Vagabondes ©Manon Riet Les Vagabondes ©Manon Riet Les Vagabondes ©Manon Riet Les Vagabondes ©Manon Riet Les Vagabondes ©Manon Riet Les Vagabondes ©Manon Riet Les Vagabondes ©Manon Riet